Lorsque l'abstinence devient une libération

Narcotiques Anonymes

Annick Oligny annick.oligny@tc.tc Publié le 19 décembre 2015

L'organisation mondiale des Narcotiques Anonymes est bien implantée sur la Rive-Sud.

©Photo: Depositphotos

CONSOMMATION. Le Verchèrois Pierre-Yves Bornais se souvient encore avec émotion de sa première visite au groupes Narcotiques Anonymes (NA), il y a 30 ans. Depuis ce jour, il s'implique auprès de l'organisation et peut compter sur ses doigts les semaines où il n'a pas participé à une rencontre.

Après plus de 15 ans de consommation et quatre ans à chercher comment s'en sortir, Pierre-Yves Bornais avait enfin trouvé un groupe qui allait l'aider à s'en sortir.

«Je me souviens encore du moment où je suis entré dans la salle. Une véritable armoire à glace m'a ouvert les bras en me disant “On t'attendait”. Si vous saviez depuis combien de temps on ne m'avait pas dit ça!», explique Pierre-Yves Bornais.

M Bornais réussit encore aujourd'hui à chasser ses démons et sait très bien que l'alcoolisme et la toxicomanie sont des maladies sournoises qui peuvent refaire surface en tout temps.

«Les rechutes, ça existe. C'est pourquoi il est important d'aller aux rencontres quand ça va mal, mais aussi quand ça va bien.»

Par et pour les narcomanes

Pierre-Yves Bornais est maintenant coordonnateur des relations publiques des services locaux de la Rive-Sud pour les NA.

«Il y a différents lieux de rencontre, à différentes heures durant la journée. Chacun trouve le groupe qui lui convient. On conseille aussi d'avoir un parrain au début, qui est là pour nous en tout temps.»

Des rencontres ont lieu à Longueuil, Varennes, Boucherville, Chambly et Sainte-Julie. Elles se présentent sous forme de discussions, mais rien n'oblige un membre à parler. Les groupes peuvent varier de 20 à 70 participants.

Des problèmes dès 13 ans

Même s'ils ne sont que 2% de la clientèle des NA, les jeunes de moins de 20 ans ont leur propre section dans l'organisation.

«Je ne suis pas la bonne personne pour aider un jeune de 15 ans, alors je vais le référer à quelqu'un de son âge, qui comprendra bien ses réalités», explique Pierre-Yves Bornais.

Les mineurs n'ont pas besoin de l'autorisation de leurs parents pour fréquenter les NA et le font généralement parce qu'un de leur proche leur conseille de changer de mode de vie.

«Ça peut être une copine qui menace de partir, un ami qui considère que la consommation va trop loin, un enseignant ou encore la famille. La dépendance peut frapper beaucoup plus jeune qu'on le pense», explique le coordonnateur.

L'histoire de M. Bornais est belle, malgré les quinze années qu'il considère avoir gâchées. «Je ne suis peut-être pas l'homme que j'aurais voulu être, mais je suis bien mieux que ce que j'étais avant d'arrêter de consommer.»

Rens.: www.na.org

Lorsque l'abstinence devient une libération

Narcotiques Anonymes

Annick Oligny annick.oligny@tc.tc Publié le 19 décembre 2015

L'organisation mondiale des Narcotiques Anonymes est bien implantée sur la Rive-Sud.

©Photo: Depositphotos


CONSOMMATION. Le Verchèrois Pierre-Yves Bornais se souvient encore avec émotion de sa première visite au groupes Narcotiques Anonymes (NA), il y a 30 ans. Depuis ce jour, il s'implique auprès de l'organisation et peut compter sur ses doigts les semaines où il n'a pas participé à une rencontre.

Après plus de 15 ans de consommation et quatre ans à chercher comment s'en sortir, Pierre-Yves Bornais avait enfin trouvé un groupe qui allait l'aider à s'en sortir.

«Je me souviens encore du moment où je suis entré dans la salle. Une véritable armoire à glace m'a ouvert les bras en me disant “On t'attendait”. Si vous saviez depuis combien de temps on ne m'avait pas dit ça!», explique Pierre-Yves Bornais.

M Bornais réussit encore aujourd'hui à chasser ses démons et sait très bien que l'alcoolisme et la toxicomanie sont des maladies sournoises qui peuvent refaire surface en tout temps.

«Les rechutes, ça existe. C'est pourquoi il est important d'aller aux rencontres quand ça va mal, mais aussi quand ça va bien.»

Par et pour les narcomanes

Pierre-Yves Bornais est maintenant coordonnateur des relations publiques des services locaux de la Rive-Sud pour les NA.

«Il y a différents lieux de rencontre, à différentes heures durant la journée. Chacun trouve le groupe qui lui convient. On conseille aussi d'avoir un parrain au début, qui est là pour nous en tout temps.»

Des rencontres ont lieu à Longueuil, Varennes, Boucherville, Chambly et Sainte-Julie. Elles se présentent sous forme de discussions, mais rien n'oblige un membre à parler. Les groupes peuvent varier de 20 à 70 participants.

Des problèmes dès 13 ans

Même s'ils ne sont que 2% de la clientèle des NA, les jeunes de moins de 20 ans ont leur propre section dans l'organisation.

«Je ne suis pas la bonne personne pour aider un jeune de 15 ans, alors je vais le référer à quelqu'un de son âge, qui comprendra bien ses réalités», explique Pierre-Yves Bornais.

Les mineurs n'ont pas besoin de l'autorisation de leurs parents pour fréquenter les NA et le font généralement parce qu'un de leur proche leur conseille de changer de mode de vie.

«Ça peut être une copine qui menace de partir, un ami qui considère que la consommation va trop loin, un enseignant ou encore la famille. La dépendance peut frapper beaucoup plus jeune qu'on le pense», explique le coordonnateur.

L'histoire de M. Bornais est belle, malgré les quinze années qu'il considère avoir gâchées. «Je ne suis peut-être pas l'homme que j'aurais voulu être, mais je suis bien mieux que ce que j'étais avant d'arrêter de consommer.»

Rens.: www.na.org