Une loi sur le tabac plus sévère pour les cigarettes électroniques

JC Gagnon bou.redaction@tc.tc Publié le 18 janvier 2016

La propriétaire de Mamavape, Anya Oumedjbeur, trouve la nouvelle loi sur le tabac trop sévère pour les boutiques de produits de vapotage.

© Photo TC Media - Robert Côté

CONSOMMATION. La nouvelle loi provinciale sur le tabac fait mal aux jeunes commerces de vapotage, qui ont poussé comme des champignons depuis quelques mois en raison de la popularité grandissante du produit.

Beaucoup l’ignorent, mais la Loi 44 sur le tabac, adoptée par tous les députés de l’Assemblée nationale en novembre dernier et qui vise à renforcer la lutte contre le tabagisme, est particulièrement sévère pour les utilisateurs et les commerces de vapotage.

Pareille à la cigarette

Comme la nouvelle loi assujettit la cigarette électronique aux mêmes contraintes que la cigarette traditionnelle, les commerçants doivent maintenant se plier à des règles plus strictes. Ils ne peuvent plus, par exemple, faire essayer leurs produits de vapotage à leur clientèle, sous peine d’une amende pouvant varier entre 250 à 750$ pour le client et de 680$ pour le commerçant.

«Les gens sont déçus et se plaignent de ne plus pouvoir essayer nos produits, souligne la propriétaire de la boutique Mamavape de Boucherville, Anya Oumedjbeur. Souvent, ils veulent être certain d’avoir le bon modèle et le bon dosage de nicotine avant d’investir dans la cigarette électronique.»

Les commerçants doivent également cacher leurs produits pour qu’ils ne soient pas visibles de l’extérieur. Certains commerces doivent même placarder leurs vitrines.

De plus, l’emploi des termes cigarettes électroniques est maintenant interdit; on permet plutôt parler d’accessoires de vapotage. Plusieurs commerces doivent ainsi s’ajuster et dépenser des milliers de dollars pour changer leurs enseignes et refaire leurs publicités.

Finalement, les ventes des produits du tabac et des produits de vapotage sur internet sont interdites au Québec.

Des emplois en jeu

Le porte-parole des commerces de vapotage du Québec, Daniel Marien, signale que près de 2000 emplois sont en jeu avec l’adoption de la Loi 44.

«Les clients commandent leurs produits à l’extérieur du Québec, ce qui ne fait que faire rouler l’économie ailleurs», dit-il.

La propriétaire de Mamavape précise quant à elle que son principal objectif est de faire cesser les gens de fumer. «J’ai moi-même cessé de fumer grâce au vapotage», indique-t-elle.

Elle s’étonne de la sévérité de la Loi 44 et se questionne sur les salons de cigares ou les salons de chicha qui opèrent sans ces nouvelles règles. «Le vapotage est de plus en plus populaire parce que c’est une méthode qui fonctionne, dit Anya Oumedjbeur. Selon une étude britannique, la cigarette électronique est 95% moins nocive que la cigarette de tabac.»

En manchette

Lettre ouverte: Le mouton devenu bélier

Le Québec doit deux choses au gouvernement de Bernard Landry (2001-2005). D’abord, la fête des Patriotes que les Québécois célébraient le 23 mai dernier et dont il est question plus loin dans cet article.

Une loi sur le tabac plus sévère pour les cigarettes électroniques

JC Gagnon bou.redaction@tc.tc Publié le 18 janvier 2016

La propriétaire de Mamavape, Anya Oumedjbeur, trouve la nouvelle loi sur le tabac trop sévère pour les boutiques de produits de vapotage.

© Photo TC Media - Robert Côté


CONSOMMATION. La nouvelle loi provinciale sur le tabac fait mal aux jeunes commerces de vapotage, qui ont poussé comme des champignons depuis quelques mois en raison de la popularité grandissante du produit.

Beaucoup l’ignorent, mais la Loi 44 sur le tabac, adoptée par tous les députés de l’Assemblée nationale en novembre dernier et qui vise à renforcer la lutte contre le tabagisme, est particulièrement sévère pour les utilisateurs et les commerces de vapotage.

Pareille à la cigarette

Comme la nouvelle loi assujettit la cigarette électronique aux mêmes contraintes que la cigarette traditionnelle, les commerçants doivent maintenant se plier à des règles plus strictes. Ils ne peuvent plus, par exemple, faire essayer leurs produits de vapotage à leur clientèle, sous peine d’une amende pouvant varier entre 250 à 750$ pour le client et de 680$ pour le commerçant.

«Les gens sont déçus et se plaignent de ne plus pouvoir essayer nos produits, souligne la propriétaire de la boutique Mamavape de Boucherville, Anya Oumedjbeur. Souvent, ils veulent être certain d’avoir le bon modèle et le bon dosage de nicotine avant d’investir dans la cigarette électronique.»

Les commerçants doivent également cacher leurs produits pour qu’ils ne soient pas visibles de l’extérieur. Certains commerces doivent même placarder leurs vitrines.

De plus, l’emploi des termes cigarettes électroniques est maintenant interdit; on permet plutôt parler d’accessoires de vapotage. Plusieurs commerces doivent ainsi s’ajuster et dépenser des milliers de dollars pour changer leurs enseignes et refaire leurs publicités.

Finalement, les ventes des produits du tabac et des produits de vapotage sur internet sont interdites au Québec.

Des emplois en jeu

Le porte-parole des commerces de vapotage du Québec, Daniel Marien, signale que près de 2000 emplois sont en jeu avec l’adoption de la Loi 44.

«Les clients commandent leurs produits à l’extérieur du Québec, ce qui ne fait que faire rouler l’économie ailleurs», dit-il.

La propriétaire de Mamavape précise quant à elle que son principal objectif est de faire cesser les gens de fumer. «J’ai moi-même cessé de fumer grâce au vapotage», indique-t-elle.

Elle s’étonne de la sévérité de la Loi 44 et se questionne sur les salons de cigares ou les salons de chicha qui opèrent sans ces nouvelles règles. «Le vapotage est de plus en plus populaire parce que c’est une méthode qui fonctionne, dit Anya Oumedjbeur. Selon une étude britannique, la cigarette électronique est 95% moins nocive que la cigarette de tabac.»