Élections: une candidate libérale se retire de la course

Francine Crevier Bélair serait impliquée dans un imbroglio causé par sa campagne à la mairie de Boucherville

Olivier Robichaud olivier.robichaud@tc.tc Publié le 17 août 2015

Les candidats Lucie Gagnon, François Laramée, Francine Crevier Bélair et la présidente du PLC-Québec Linda Julien.

©Gracieuseté

Francine Crevier Bélair, candidate libérale dans la circonscription de Pierre-Boucher-Les-Patriotes-Verchères, s'est retirée de la campagne électorale aujourd'hui. Elle affirme ne plus répondre aux «hauts standards» de son chef et son parti, à cause d'un prêt contracté lors de sa campagne électorale à la mairie de Boucherville.

Selon sa lettre de démission, dont La Seigneurie a obtenu copie, Mme Crevier Bélair n'aurait pas complété dans les délais prescrits un rapport financier demandé par le Directeur général des élections du Québec (DGEQ).

L'ex-candidate affirme qu'avant de remettre ce rapport, elle devait finir de rembourser un prêt contracté pour la course à la mairie de Boucherville, en 2013. Une course qu'elle a perdue face au maire sortant, Jean Martel, qui a obtenu plus de 80% des votes.

Mme Crevier Bélair affirme avoir tenté de régulariser sa situation avant le déclenchement des élections fédérales, mais sans succès.

Le retard dans la production du rapport rend Mme Crevier Bélair inéligible aux prochaines élections municipales, mais la loi ne l'interdit pas de se présenter au niveau fédéral. L'ex-candidate affirme toutefois que sa démission est devenue nécessaire afin de maintenir la confiance de l'électorat.

«Bien que selon la loi d'Élection Canada, l'inéligibilité à être candidate aux élections municipales ne s'applique pas aux élections fédérales (...), je crois que les hauts standards que notre chef et le Parti se sont fixés, et auxquels j'adhère pleinement, militent en faveur de ma démission. La confiance et la conviction du public en la volonté de renouveau et d'opérer un vrai changement exige de moi une telle démarche», écrit-elle dans sa lettre de démission.

«Les lois et les règles encadrant notre processus électoral, tant aux niveaux municipal, provincial que fédéral, sont à la base de notre démocratie et nous nous attendons à ce que nos candidat(e)s en respectent l’esprit et la lettre. Le Parti libéral du Canada a de hauts standards en matière d’éthique», affirme pour sa part Olivier Duchesneau, porte-parole du Parti libéral du Canada.

Le parti choisira prochainement un nouveau candidat dans la circonscription de Pierre-Boucher-Les-Patriotes-Verchères.

Les hauts standards que notre chef et le Parti se sont fixés, et auxquels j'adhère pleinement, militent en faveur de ma démission.

Francine Crevier Bélair

Élections: une candidate libérale se retire de la course

Francine Crevier Bélair serait impliquée dans un imbroglio causé par sa campagne à la mairie de Boucherville

Olivier Robichaud olivier.robichaud@tc.tc Publié le 17 août 2015

Les candidats Lucie Gagnon, François Laramée, Francine Crevier Bélair et la présidente du PLC-Québec Linda Julien.

©Gracieuseté


Francine Crevier Bélair, candidate libérale dans la circonscription de Pierre-Boucher-Les-Patriotes-Verchères, s'est retirée de la campagne électorale aujourd'hui. Elle affirme ne plus répondre aux «hauts standards» de son chef et son parti, à cause d'un prêt contracté lors de sa campagne électorale à la mairie de Boucherville.

Selon sa lettre de démission, dont La Seigneurie a obtenu copie, Mme Crevier Bélair n'aurait pas complété dans les délais prescrits un rapport financier demandé par le Directeur général des élections du Québec (DGEQ).

L'ex-candidate affirme qu'avant de remettre ce rapport, elle devait finir de rembourser un prêt contracté pour la course à la mairie de Boucherville, en 2013. Une course qu'elle a perdue face au maire sortant, Jean Martel, qui a obtenu plus de 80% des votes.

Mme Crevier Bélair affirme avoir tenté de régulariser sa situation avant le déclenchement des élections fédérales, mais sans succès.

Le retard dans la production du rapport rend Mme Crevier Bélair inéligible aux prochaines élections municipales, mais la loi ne l'interdit pas de se présenter au niveau fédéral. L'ex-candidate affirme toutefois que sa démission est devenue nécessaire afin de maintenir la confiance de l'électorat.

«Bien que selon la loi d'Élection Canada, l'inéligibilité à être candidate aux élections municipales ne s'applique pas aux élections fédérales (...), je crois que les hauts standards que notre chef et le Parti se sont fixés, et auxquels j'adhère pleinement, militent en faveur de ma démission. La confiance et la conviction du public en la volonté de renouveau et d'opérer un vrai changement exige de moi une telle démarche», écrit-elle dans sa lettre de démission.

«Les lois et les règles encadrant notre processus électoral, tant aux niveaux municipal, provincial que fédéral, sont à la base de notre démocratie et nous nous attendons à ce que nos candidat(e)s en respectent l’esprit et la lettre. Le Parti libéral du Canada a de hauts standards en matière d’éthique», affirme pour sa part Olivier Duchesneau, porte-parole du Parti libéral du Canada.

Le parti choisira prochainement un nouveau candidat dans la circonscription de Pierre-Boucher-Les-Patriotes-Verchères.

Les hauts standards que notre chef et le Parti se sont fixés, et auxquels j'adhère pleinement, militent en faveur de ma démission.

Francine Crevier Bélair