Marcel Barbeau rend l'âme

Publié le 2 janvier 2016

THE CANADIAN PRESS/HO - Canada Council for the Arts, Martin Lipman

Le peintre et sculpteur Marcel Barbeau, signataire du manifeste Refus global, est décédé samedi matin, à l'âge de 90 ans, a rapporté Radio-Canada. Les circonstances de sa mort sont inconnues.

Né à Montréal le 18 février 1925, Marcel Barbeau a été initié à l'art moderne au milieu des années 1940 par le célèbre peintre Paul-Émile Borduas, qui était alors son professeur de dessin à l'École du Meuble de Montréal.

Au cours de cette période, Marcel Barbeau a fréquenté l'atelier de Borduas, son mentor et "père spirituel". À 20 ans, il se lie d'amitié avec le célèbre peintre Jean-Paul Riopelle. Les deux seront membres du groupe de peintres canadiens surnommés les automatistes.

Quelques années plus tard, les artistes du groupe, Borduas en tête, signeront le 9 août 1948 le manuscrit révolutionnaire "Refus global", qui dénonce la société conservatrice de l'époque sous le gouvernement de Maurice Duplessis et l'emprise du clergé sur la société québécoise.

Dans les années 1960, Marcel Barbeau a vécu une vie de nomade, travaillant à Vancouver, à Paris, à New York et en Californie du Sud. Ses œuvres ont été exposées aux quatre coins du monde, notamment au Canada, aux États-Unis, en Europe et en Afrique du Nord. Elles font aussi partie d'une soixantaine de collections publiques et de nombreuses collections privées.

En plus de la peinture et de la sculpture, Marcel Barbeau a touché à de nombreuses formes d'art, dont l'estampe, le dessin, le collage, la photographie et la performance.

Au cours de sa carrière, l'artiste a remporté de nombreux prix dont la importante distinction du Québec pour les artistes en arts visuels, le prix Paul-Émile Borduas, en 2013. Il avait soumis sa candidature pour obtenir le prix Paul-Émile-Borduas à 18 reprises avant de se faire récompenser.

Dix ans plus tôt, il avait été reçu à l'Académie royale des arts du Canada. En 1995, le gouverneur général du Canada lui a décerné le titre d'officier de l'Ordre du Canada en reconnaissance de sa contribution à l'art canadien.

La Presse Canadienne 

En manchette

Marcel Barbeau rend l'âme

Publié le 2 janvier 2016

THE CANADIAN PRESS/HO - Canada Council for the Arts, Martin Lipman


Le peintre et sculpteur Marcel Barbeau, signataire du manifeste Refus global, est décédé samedi matin, à l'âge de 90 ans, a rapporté Radio-Canada. Les circonstances de sa mort sont inconnues.

Né à Montréal le 18 février 1925, Marcel Barbeau a été initié à l'art moderne au milieu des années 1940 par le célèbre peintre Paul-Émile Borduas, qui était alors son professeur de dessin à l'École du Meuble de Montréal.

Au cours de cette période, Marcel Barbeau a fréquenté l'atelier de Borduas, son mentor et "père spirituel". À 20 ans, il se lie d'amitié avec le célèbre peintre Jean-Paul Riopelle. Les deux seront membres du groupe de peintres canadiens surnommés les automatistes.

Quelques années plus tard, les artistes du groupe, Borduas en tête, signeront le 9 août 1948 le manuscrit révolutionnaire "Refus global", qui dénonce la société conservatrice de l'époque sous le gouvernement de Maurice Duplessis et l'emprise du clergé sur la société québécoise.

Dans les années 1960, Marcel Barbeau a vécu une vie de nomade, travaillant à Vancouver, à Paris, à New York et en Californie du Sud. Ses œuvres ont été exposées aux quatre coins du monde, notamment au Canada, aux États-Unis, en Europe et en Afrique du Nord. Elles font aussi partie d'une soixantaine de collections publiques et de nombreuses collections privées.

En plus de la peinture et de la sculpture, Marcel Barbeau a touché à de nombreuses formes d'art, dont l'estampe, le dessin, le collage, la photographie et la performance.

Au cours de sa carrière, l'artiste a remporté de nombreux prix dont la importante distinction du Québec pour les artistes en arts visuels, le prix Paul-Émile Borduas, en 2013. Il avait soumis sa candidature pour obtenir le prix Paul-Émile-Borduas à 18 reprises avant de se faire récompenser.

Dix ans plus tôt, il avait été reçu à l'Académie royale des arts du Canada. En 1995, le gouverneur général du Canada lui a décerné le titre d'officier de l'Ordre du Canada en reconnaissance de sa contribution à l'art canadien.

La Presse Canadienne